L'importance du protocole de Kyoto

Le protocole de Kyoto

  Un célèbre sommet sur les changements climatiques a été organisé à Kyoto au Japon, en 1997. Bon nombre des dirigeants mondiaux y ont participés et elle a débouchée sur la production du document international le plus important à ce jour concernant les émissions. Il s’agit du Protocole de Kyoto. Désormais fondement de l’ensemble des conférences Internationales sur le réchauffement de la planète. Lors de cette conférence, les délégués de bon nombre de pays développés ont exposé leurs propres objectifs de réductions des émissions à une certaines échéance. 

Les Etats Unis ont proposés de ne pas réduire les émissions mais plutôt de les stabiliser tandis que l’Union Européenne appelait à une réduction de 15%. Un compromis fut accepté et les pays industrialisés s’engagèrent à réduire généralement leurs émissions de gaz à effets de serre de 5,2% sous les  niveaux de 1990 pour la période 2008/2012.Le GIEC (groupe d’experts intergouvernementale sur l’évolution du climat) avait indiqué dans son rapport de 1990 qu’une réduction de 60% des émissions s’imposait.
 

De nombreux facteurs politiques sont intervenus lors de cette conférence et beaucoup d’industries, notamment du pétrole et du charbon, ont élaboré une énorme campagne afin de discréditer la conférence. Greenpeace a qualifié la Conférence de Kyoto sur les Changements climatiques ainsi que ses éventuels résultats de « tragédie et farce ».
 


Fin mars 2001, le président Georges W Bush a déclaré qu’il s’opposait au protocole de Kyoto. Il a entre autres motivé sa décision en indiquant que l’Inde et la Chine ne se soumettraient pas aux mesures de Kyoto et augmenteraient leurs émissions. Toutefois, par habitant, les Etats Unis produisent plus d’émissions de CO2 que l’Inde, la Chine et le Japon réunis, bien plus d’émissions par habitant que n’importe quel autre pays au monde. De plus, les Etats Unis produisent de 20 à 25% des émissions de gaz carbonique mondiales pour seulement 4 à 5% de la population mondiale.

 



 

10 ans plus tard...

Les dix années écoulées depuis l’adoption du protocole de kyoto, le 11décembre 1997, ont été marquées par une forte prise de conscience. Les constats scientifiques ont été précisés. La question d’entrée dans la nouvelle négociation pour le post-kyoto est maintenant aussi simple que terrifiante : quel climat voulons-nous sur le la Terre ?

 

Le bilan tiré du protocole de kyoto est fort modeste. Ses mécanismes financiers se mettent lentement en place.

Il faut absolument contenir le réchauffement déjà enclenché à une valeur de 2°C.

Eviter maintenant une hausse des températures de plus de 2°C va exiger une division par deux des émissions mondiales de gaz à effet de serre  pour les années 2050,alors que la population augmentera de moitié et que les pays en voie de développement veront s'accroître leur consommation d'énergie.( la France devra, par exemple, diviser ses émissions par quatre d'ici 2050.)

 

La négociation à venir sera bien plus difficile que celle de Kyoto.

En effet les dix années écoulées ont été marquées surtout de catastrophes climatiques sans précédent qui ont fortement sensibilisé l'opinion. Aujourd'hui les intérêts divergent fortement, certains pays bénéficient du changement climatique: des terres gelées deviendront cultivable (comme par exemple au grand nord), d'autres pays risquent d'être dévastés par la progression des déserts et par la montée des eaux.

Une réalité s'impose: le changement climatique va devenir l'un des domaines les plus conflictuels de la politique internationale.

 

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