Les activités humaines: responsables!

L'effet de serre est un phénomène naturel, MAIS qui est amplifié par le développement des activités humaines. 

 

 Quelles sont ces activités qui causent tant de problèmes ? 

 

1.L’utilisation de combustibles fossiles

 

 

L'énergie fossile désigne l'énergie que l'on produit à partir de roches issues de la fossilisation des êtres vivants : pétrole, gaz naturels et charbon. Elles sont présentes en quantité limitée et non renouvelable.

 Aujourd'hui, l'utilisation par l'humanité de quantités considérables de combustibles fossiles est à l'origine d'un déséquilibre important du cycle du carbone, ce qui provoque une augmentation de la concentration de gaz à effets de serre.

 

 

2.La déforestation

Le réchauffement global n’est pas seulement dû à la libération d’une quantité trop forte de gaz carbonique dans l’atmosphère par la combustion des carburants fossiles, mais également du fait qu’une trop faible quantité de ce même gaz carbonique est absorbée par les plantes. Lorsque les plantes respirents, elles absorbent le gaz carbonique et expirent de l’oxygène. La déforestation étant maintenant effectuée à grande échelle, moins nombreuses sont les plantes qui transforment le gaz carbonique en oxygène, perturbant encore davantage l’équilibre gazeux de l’atmosphère.

La végétation joue en effet, avec les sols, un rôle important pour fixer une partie du carbone atmosphèrique planétaire. A cause du déboisement, la végétation terrestre n'absorbe qu'un quart de l'excédent de carbone dégagé dans l'atmosphère par les activités humaines.

--->La déforestation est le phénomène de régression des surfaces couvertes de forêts. C’est un acte tant volontaire qu’involontaire, mais il reste quoi qu’il en soit la conséquence de l’activité humaine. Depuis l’ère Néolithique, les êtres humains se sont livrés à une déforestation massive au fil de leur évolution et de leur adaptation à leurs environnements. Historiquement, la déforestation a débuté lorsque la population a commencé à augmenter et qu’il était indispensable de cultiver la terre. L’industrialisation et la modernisation mondiales ainsi que la croissance démographique ont été autant de facteurs d’accélération de ce processus.

 

La déforestation a pour causes principales le développement urbain et industriel, les feux de friche, l’extension des terres agricoles et l’exploitation excessive ou anarchique de certaines essences forestières.

La destruction de la forêt est responsable de 20% des émissions de gaz à effets de serre. C’est un des éléments importants qui causent le réchauffement climatique.

L'intérêt des zones boisées en termes de richesse biologiques est connu. Mais il s'agit aussi d'un enjeu majeur dans les débats sur le climat, tant dans le cadre des "puits de carbone" prévus par le protocole de Kyoto que du fait des grandes quantités de CO2 qui peuvent être libérées lors d'incendies ou par la destruction des tourbières. (=un sol caractérisé par sa très forte teneur en matière organique d'origine végétale)

 

 

3.Le progrès

Le progrès techniques et scientifiques ont largement amélioré les conditions d'existence des êtres humains dans de nombreux pays: la durée de vie est allongé, des maladies autrefois incurables sont éradiquées, les travaux pénibles sont maintenant mécanisés.

Mais ces progrès ont un prix: la consommation de masse génère des millions de tonnes de déchets, les villes surpeuplées génèrent l’insécurité, pollutions et dégradation de la qualité de vie. Faute d'en avoir pris conscience assez tôt, l'humanité doit gérer des situations qui se sont aggravées au fil tu temps.

 

Démographie et dégradation du milieu urbain

De 6 milliards en 2000, l'humanité devrait passer à 8 milliards en 2020 et à 12 milliards en 2100, croissance qui s'effectuera pour l'essentiel dans les pays en voie de développement.

L'homme n'est pas tant menacé par la surpopulation que par des déséquilibres territoriaux. Dans les villes, qui concentrent désormais l'essentiel des populations, se créent les déséquilibres sociaux et économiques les plus insupportables.

Exemple à Sao Paulo au Brésil, cette ville n’était qu’une bourgade au début du XXème siècle. Elle s’étend aujourd’hui sur près de 2 000 Km2 et compte 20 237 000 habitants.

Vue du centre de Sao Paulo, capitale industrielle et financière du Brésil.

 

En 2030, 60% des êtres humains vivront en ville. Concentration des richesses et des pouvoirs, les mégalopoles accumuleront également les pollutions et les problèmes sociaux.

Plus le nombre d’habitants est important, plus la demande en énergie est énorme. Et par conséquent pollue énormément. La concentration des activités, le chauffage des logements et la circulation automobile chargent l’atmosphère des villes en polluant divers.

 

Les déchets de consommation

La société de consommation génère des tonnages croissants de déchets dont la gestion devient difficile. On cherche aujourd’hui à éviter la dispersion de ces restes dans le milieu naturel.

Pendant tout le début de l’ère industrielle, les déchets one été stockés n’importe comment. Ainsi La pollution des eaux, de l’air et de sols a contraint les Etats à rédiger des réglementation de plus en plus contraignante.

Aussi, se pose un énorme problème lorsqu’on aborde le sujet de l’énergie nucléaire. Les matières radioactives utilisées dans les centrales nucléaires et dans l’industrie peuvent imprégner l’eau ou les sols, avec des conséquences catastrophiques sur la santé et l’environnement.

On ne sait plus où jeter nos déchets… pourquoi ne pas les envoyer au Sud ?

En effet, c’est désormais une pratique habituelle que de prendre les pays pauvres pour des poubelles. Selon GreenPeace, les transferts de déchets concernent particulièrement les déchets industriels dangereux et divers produits périmés ou en fin de vie. Les pays occidentaux transféreraient leurs déchets pour ne pas payer les coûts de gestion.

 
Un Ivoirien manifeste après le déversement de déchets chimiques à Abidjan par un bateau en provenance d’Espagne qui a provoqué l'intoxication de milliers de personnes.

 

Bêtises de l’Homme

Certains choix techniques et politiques destinés à améliorer le sort de l’homme ont eu des effets radicalement inverses, faute d’avoir tenu compte des contraintes environnementales.

 

Prenons l’exemple de la mer d’Aral, qui en 1960 était le quatrième plus grand lac du monde, ne fait plus aujourd’hui que 32 000 km2. En effet, l’essor de la culture du coton dans ces régions désertiques du Kazakhstan et de l’Ouzbékistan a augmenté les besoins en eau. Les flots des deux fleuves qui affluaient vers la mer ont été totalement détournés afin d’assurer l’irrigation des champs. Sans nouvel apport, la mer d’Aral s’est asséchée, son niveau a baissé de 15 m et son volume d’eau de 65%. Ses rives ont reculé de 60 à 80 km, et 4 millions d’hectares de désert se sont formés. Chaque année, les tempêtes dispersent entre 15 et 75 millions de tonnes de poussières chargées en sel. Les anciens pêcheurs sont au chômage. Et l’équilibre écologique et économique est irrémédiablement détruit… Un retour à l’état antérieur est irréaliste selon les écologues.

 

 
Bateaux échoués sur le désert de la mer d’Aral.

Egalement à Tchernobyl en Ukraine, l’explosion d’un réacteur d’une centrale nucléaire représente le plus grave accident industriel de l’histoire.

 

 

4.Les transports

Les transports ont un réel impact sur le réchauffement climatique. Leur émission de gaz à effet de serre n'est pas négligeable comme on peut le voir sur le graphique suivant:

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