Déclin de la biodiversité

Déclin de la biodiversité 

 

 

La biodiversité recule à tel point que l'on peut évoquer la probabilité de sa sixième extinction en masse, après les cinq survenues aux temps géologiques antérieurs.Une extinction qui a peut-être déjà commencé, depuis le début de l'"anthropocène", c'est-à-dire l'époque où l'homme est apparu et a exercé graduellement sa mainmise sur la Terre.

  

  La durée de vie d'une espèce est de 1 à 10 millions d'années selon le groupe dans des conditions normales, stables, de biodiversité. Mais, avec la suprématie de l'espèce humaine, il semble peu probable que les espèces puissent se perpétuer aussi longtemps.

Car l'être humain, à force de confondre l'utilisation de la nature et sa prédation, détruit le vivant. Les animaux sont menacés par la destruction des habitats, la surexploitation, les invasions biologiques, les pollutions, les bouleversements climatiques et la surpopulation humaine.

  

La faune et la flore résistent de moins en moins aux pressions: 83% de la surface terrestre est affectée par l'"empreinte humaine", c'est-à-dire l'espace de terre necessaire aux activités des hommes.

  Actuellement, la quantification de la diversité du vivant est d'environ 3,6 milions d'epèces, en 2050 un milion d'espèces pourrait disparaître.

Les bilans sont déjà lourds. L'aire de répartition historique de 173 espèces emblématiques de mammifères, sur six continents, à diminué de 50 %; un tiers des forêts du monde a été abattu depuis les premières civilisations agricoles; la "viande de brousse" chasse alimentaire largement commerciale, détruit chaque année plusieurs dizaines de milions d'animaux, et cette "défaunation" est particulièrement à l'oeuvre en Amazonie et dans le bassin du Congo.

  

  Disparition d'individus, de population, puis disparition de l'espèce : le processus est bien établi. Il s'accompagne d'une désorganisation de la chaîne alimentaire (producteurs, consommateurs et décomposeurs). Et l'ensemble de l'écosystème est touché, parce que sa productivité ( et sa stabilité, même évolutive) dépend de la diversité des types fonctionnels des espèces qu'il abrite.

  Les écosystèmes fournissent une quantité de biens et de services aux hommes. Mais les hommes ont le désir d'avoir plus que nécessaire. 

 

  Biodiversité de l’environnement polaire 

            L’Antarctique est un continent de 13,9 millions de kilomètres dont 98% sont recouverts d’une couche de glace d’1.86 km d’épaisseur environ. Situé au pôle Sud du globe, sa température varie entre –70°C et –35°C en hiver et  –35° C et 5°C en été.

L’Arctique est situé au Nord. A l’inverse de l’Antarctique, l’Arctique est composé d’un océan limité de terres continentales, mais le froid – sans doute moins intense qu’au pôle Sud – joue un rôle tout aussi déterminant sur le milieu. La banquise (mer ou océan gelé) comprend une superficie entre 7,5 et 15 millions de km2, et l’épaisseur de la glace atteint environ 3 mètres, selon la saison.

Dans ces conditions géologiques et climatiques, une faune très spécifique à cette région s’est développée, comprennant de nombreuses espèces d’oiseaux, de mammifères et de poissons.

  

La biodiversité de ces pôles est l’une des premières victimes du réchauffement climatique. En effet, l’écosystème marin répond déjà aux augmentations des températures et de nombreux boulversements de mode de vie ont été observés par les scientifiques.

Cause de ces changements: la disparition du krill due à une augmentation des températures océaniques. Bilan alarmant lorsqu'on sait que le krill est l’élément fondamental de la chaine trophique antarctique. Il constitue la base de l’alimentation des baleines, des manchots, des phoques, de nombreuses espèces d’oiseaux,etc…

Ces animaux polaires, stressés de ne pas réussir à s’approvisionner, procréent beaucoup moins qu’avant. Par conséquent, les populations de certaines espèces polaires chutent considérablement.

  

            Prenons l’exemple des manchots Adélies, les scientifiques ont observé une baisse de 70% de leur population ces 30 dernières années.

Les baleines également, qui ont besoin d’une tonne de krill par jour, sont en réelle voix d’extinction, à cela s’ajoute les problêmes du braconnage, de la pollution, des filets de pêches etc… On estime la population actuelle de 10 000 à 20 000 animaux.

Aussi, l’espace vital des ours polaires devient trop étroit, en effet, la banquise Arctique a diminué de 15 % et son épaisseur de 40 %. Deux tiers des 25 000 ours polaires vivant en Arctique pourraient disparaître d’ici 2050. 

Disparition des abeilles 

L’histoire des abeilles accompagne celle de l’homme. Depuis l’aube de l’humanité, l’homme en savoure le miel. Aujourd’hui le nectar se fait rare car les abeilles sont malades. Depuis une trentaine d’années, en France, les populations d’abeilles diminuent, se fragilisent. Désigné coupable : l’homme avec la surexploitation industrielle de la nature, l’ajout inconsidéré de produits chimiques pour produire, mieux, plus. Le « plus » s’est transformé en son contraire. Encore une fois, voilà l’écosystème menacé.
Car hormis l’abeille, c’est toute la chaîne complémentaire qui relie l’animal au végétal, tout l'écosystème qui se trouve déréglée.

Pas d’abeilles = pas de pollinisation = disparition de certaines espèces végétales = disparition de certaines espèces animales…

 

« Si l’abeille venait à disparaître, l’homme n’aurait plus
que quelques années à vivre », Albert Einstein.

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